Coup de cœur roman
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Quand sort la recluse
« - Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence.- Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle.- Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?- Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.- Assassinés, répéta le commandant Danglard.Par l'araignée recluse ? »Époustouflant ! du Vargas grand cru. Je me suis régalée ! Cette histoire de recluse vous enferme dans le boudoir non-stop pendant trois jours ! Impossible de fermer le livre sans être à la fin. Je ne vous raconte rien. Trop de suspense à ne pas dévoiler !Marie-José, Bibliothèque DépartementaleQuand sort la recluse / Fred Vargas - Flammarion, 2017Voir dans notre catalogue -
Sans les mains et en danseuse
« Récit autobiographique à rétro-pédalage déjanté qui raconte de manière surréaliste la sortie de l’enfance à vélo sur les routes de la Champagne pouilleuse ». Telle est la présentation que fait le conteur Pépito Matéo de son récit.C’est un peu comme un road-movie où l’on suit les aventures d’un jeune garçon sur son vélo. Les histoires s’entremêlent dans un imaginaire débridé, les rencontres se multiplient et on avance de surprise en surprise avec ce jeune cycliste et ses sacoches un peu encombrantes. L’auteur/acteur nous les raconte dans un texte délicieux d’humour, débordant de jeux de mots et de langage, de réflexions sur l’homme et la société, le tout dans une dynamique bienfaisante.On l’écoute une première fois par curiosité et on fait tourner en boucle le CD audio pour retrouver les incises, découvrir de nouvelles trouvailles et pour, encore, éclater de rire !Élodie, Bibliothèque départementaleSans les mains et en danseuse / Un livre audio de Pépito Mateo. Éditions Oui'dire, 2013.Voir notre catalogueÉcouter des extraits -
L'incolore Tsukuru Tazaki...
Tsukuru Tazaki est architecte de gares et mène une vie simple et solitaire à Tokyo. Lorsqu’il était lycéen, il faisait partie d’un groupe de cinq amis, unis et inséparables. Mais un jour, Tsukuru va être violemment rejeté par ses quatre amis, sans aucune explication. Sonné, il n’a jamais osé remettre en question la décision de ses amis, ni exiger des explications. Jusqu’au jour où il rencontre Sara, dont il tombe amoureux. Sa relation avec elle va lui donner le courage d’affronter son passé et de tenter de comprendre ce brusque changement d’attitude de ses anciens amis. Tsukuru va ainsi reprendre contact avec chacun d’entre eux, et partir à la découverte de son propre passé.Un roman très émouvant sur l’amitié et la quête de soi, dans le style inimitable d’Haruki Murakami.Agnès, stagiaire, Bibliothèque départementaleL'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage / Haruki Murakami - Éditions 10-18, 2015Voir dans notre catalogue (versions brochée, gros caractères et livre audio) -
Nous rêvions juste de liberté
Il ne fait pas partie de la rentrée littéraire, mais il faut parler de ce livre… une claque littéraire qui laisse une marque dans le cœur, un livre refermé larme à l’œil, mélancolie et tristesse… Et pourtant quelle joie d’accompagner Hugo, dit Bohem, Freddy, La Fouine, Le Chinois et tous les autres !Que dire d’autre de ce roman qui nous parle de copains, d’amitié, de moto, de MC (Moto-Club de bikers), d’alcool, de rencontres en tous genres, et puis de bagarres, de drogues, de paysages, bref, « le road-movie d’une génération », comme le signale le bandeau… oui, sujet très commun, mais il y a un plus… l’écriture est fluide, les mots simples et justes, des émotions, des frissons, une sensibilité qui déborde à chaque page et une vulgarité certaine.On se laisse captiver par ce sujet si souvent traité, on est surpris aussi de l’attachement qu’on donne à ces « mauvais garçons », à leur vies de dépravés et à leur violence ! Mais on les aime, car ils rêvent juste de liberté !Véronique, Bibliothèque Roger Frison-Roche, La Salle les AlpesNous rêvions juste de liberté / Henri Lœvenbruck - Éditions Flammarion, 2015Voir dans notre catalogue -
Jeu blanc
Un livre très émouvant, Richard Wagamese un auteur d’origine ojibwé décédé en 2017, nous raconte l'histoire de Saul, un jeune indien qui grandit au Canada au début des années 60.Il a été très jeune enlevé à sa famille, et sera placé dans une école pour blancs. Particulièrement doué pour le hockey sur glace, il quittera l’école pour intégrer les grandes équipes de hockey canadiennes.L’auteur fait une apologie de ce sport avec forces descriptions passionnantes en nous initiant carrément à ce sport. Toutefois le racisme lié à sa condition d’indien est décrit de façon très sombre. Ce qui donne une intensité poignante à ce roman qui m’a séduite du début à la fin.Marie-Josée, BDPJeu Blanc / Richard Wagames - Editions Zoé, 2017voir dans notre catalogue -
Un auteur : Éric Vuillard
Voici mon coup de coeur totalement partial, subjectif pour un écrivain que je lis avec beaucoup de bonheur et de jubilation depuis 3 ans !Trois ans que je me bats - symboliquement, quand même - auprès de lecteurs de St Pierre d'Argençon pour qu'ils lisent cette merveille qu'est Tristesse de la terre, ce petit livre magnifique sur ces grands indiens condamnés à rejouer tous les soirs leur défaite dans le cirque de l'immonde Buffalo Bill, ce livre magnifique et immensément triste, un an que je tente de faire découvrir le très beau 14 juillet et l'hommage rendu à tous ces anonymes qui rêvaient d'un monde meilleur (comme le chante Juliette), que je cherche aussi à faire lire Conquistadors, et Congo.Trois ans que j'aimerais faire partager le bonheur d'ouvrir ces romans-récits, de découvrir à la fois la belle révolte d'un écrivain discret et son écriture délicate, flamboyante mais aussi impitoyable et qui ne laisse pas indifférent.Donc, lisez L'ordre du jour. Là aussi, c'est net, clair, précis, impitoyable, d'une écriture sans bavures ni fioritures, très belle ! Mais n'oubliez pas les autres livres de Vuillard et surtout plongez-vous dans Tristesse de la terre. Il ne faut pas passer à côté de l'essentiel !Françoise, bibliothécaire à Saint-Pierre d'ArgençonÉric Vuillard dans notre catalogue -
La Sorcière
Dernier livre de cette géniale auteure suédoise.Camilla Läckberg m’a, une fois n’est pas coutume, époustouflée par l’intrigue de ce récit tarabiscoté qui nous promène tour à tour du XVIIe au XXe de 30 ans plus tôt à aujourd’hui. La disparition de Néa, une enfant de quatre ans, rappelle étrangement une autre affaire. L'affaire Stella, une enfant de quatre ans également, disparue il y a trente ans.La présence d'un camp de réfugiés Syriens dérange dans la population. Des ados, plus ou moins bizarres, mènent leur vie en dehors de la vue de leurs parents. Un peu de xénophobie, un peu d’amour, beaucoup de haine voilà le cocktail mitonné par Camilla pour notre plus grand plaisir.Ce dernier roman est sûrement le meilleur ! Mais je dis cela à chaque fois ! Un vrai régal.Marie-Josée, Bibliothèque DépartementaleLa Sorcière / Camilla Läckberg - Actes sud, 2017Voir dans notre catalogue -
Une offrande à la tempête
Troisième volet de la trilogie de Baztan (Espagne). Tous les ingrédients sont là. Trafic de nourrissons après morts subites, secte macabre et étrange. Dolorès Redondo s’est inspirée d’un fait divers réel lu dans un journal qui l’a bouleversée. Elle nous fait voyager à Pampelune en nous concoctant à partir de cet article, 450 pages haletantes de suspense. Incontournable et à consommer sans modération.Marie-Josée, Bibliothèque départementaleUne offrande à la tempête/ Dolores Redondo - Mercure de France, 2016Dolores Redondo dans notre catalogue -
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